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Copacabana, BOLIVIE

Samedi 28 Septembre 2002, Copacabana

Il nous aura fallu près d'un mois pour nous accoutumer à la vie bolivienne. Le reflet le plus révélateur est incontestablement la nourriture et le plaisir que nous tirons à la déguster. Du petit déjeuner au diner, nos habitudes sont prises et les repas parfois attendus impatiemment.

La lenteur d'adaptation que nous avons manifesté porte préjudice puisque le retour approche. Nous nous adapterions probablement plus rapidement si nous allongions notre séjour de quelques mois dans d'autres pays. A se remémorer nos souvenirs asiatiques, le premier mois était le plus difficile et notre faculté d'adaptation s'améliorait au fur et à mesure que le voyage avançait.

Toujours est-il qu'à Copacabana, toute habitude acquise, nous nous sentons chez nous, et qui plus est, en vacances.

Week-end oblige, les boliviens ont envahi la ville et profitent pleinement des plaisirs de la plage.

Nous avions déjà remarqué que les Boliviens étaient de bons plaisantins. Dans cette atmosphère de détente, cette caractéristique s'observe davantage. On prend plaisir à les regarder se chamayer, même si l'alcool se consomme de manière parfois excessive.

Lundi 30 Septembre 2002, Isla del Sol

Petit complément d'informations au Lonely Planet : si l'Isla del Sol présente un nombre de sentiers conséquents, et si aucun véhicule ni circule, les chemins ne sont pas toujours faciles à arpenter. L'arrivée par "l'escalier des Incas" en est un bel exemple. Nous montons à pic sur une distance importante avec nos sacs chargés au maximum. Arriver en haut, pour bénéficier d'une vue sur les deux versants et pour pouvoir ainsi observer, selon les volontés, le lever et le coucher de soleil, nécessite une bonne demi-heure de marche difficile. Si nous l'avions su, nous nous serions probablement allégés de quelques kilos.

Et en plus de cela, notre arrivée dominicale nous offre l'extrême joie d'être sollicités par un enfant puis suivis et guidés sans qu'aucune demande de notre part n'aie été formulée. Généralisant la situation, il est même très décevant sur l'île, d'observer une pseudo-mendicité chez les habitants. Les femmes, vendeuses ambulantes, supplient chaque passant de leur acheter quelque chose, les enfants, quand ils ne mendient pas purement et simplement, réclament bonbons et cadeaux à tout bout de champ. Toute photo peut bien évidemment être acquise contre un apport financier.

Il est par ailleurs regrettable, qu'avec l'essor touristique, les bâtisses se construisent ou se réhaussent sans norme apparente et sans souci d'esthétique. Si nous élisons domicile dans un hôtel convenable, la construction inorganisée nous aura bien valu de légères déchirures de nos ligaments. Des journées de marche sont gravées à jamais dans nos mémoires, et nous retrouvons avec plaisir chaque soir notre lit.

Cela dit, la pointe de pessimisme des propos précédents doit être prise à la légère; l'île et les paysages qu'elle propose sont splendides et méritent incontestablement qu'on y passe deux jours.

La suite à La Paz

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