
Ca y est, enfin une bonne nuit. Notre organisme s'est habitué.
Nous pouvons profiter pleinement de cette dernière journée
avant Uyuni.
Une heure et demi suffit à atteindre le salar d'Uyuni. Pour Renato, le salar est d'ailleurs la meilleure route du pays. La masse saline est des plus denses. L'eau s'est en partie retirée il y a quelques milliers d'années et a laissée sur une superficie de 12000 Km² la blancheur éclatante de son sel dont la profondeur va de quelques centimètres à une trentaine de mètres en certains points.
A 60 km d'Uyuni, l'île des Incas émerge du salar présentant
des cactus vieux de 600 ans et d'une hauteur supérieure à
deux mètres.
Sur la route d'Uyuni, deux hôtels construits entièrement de sel sont une attraction touristique de plus. A l'image de l'adobe de San Pedro de Atacama, le sel sert ici non seulement à bâtir la structure des bâtiments mais également à en emménager les intérieurs.


Notre tour se finit pas une dernière excursion et pas des moins interessantes puisqu'elle concerne l'extraction du sel dans le salar. Sur une large portion, les 10 cm de surface sont raclés et le sel récolté est disposé en cône. Il est stupéfiant de constater que le trou créé est rempli d'eau. C'est cette eau qui permettra au sel de se régénérer 15 jours plus tard.
Notre tour se termine, échange de politesse avec notre guide y su bueno corazon.
Uyuni.
On nous avait mal décrit cette ville qui ne présentait,
selon tous les propos tenus, que peu d'intérêt. Force
est de constater que nous sommes agréablement surpris!
On ne s'attendait probablement pas à rencontrer un développement tel, une architecture à faire envier certains patios chiliens, des traditions vestimentaires toujours respectées.
Comparé au Chili, les gens ont ici un facieste indien. Ca nous démange de prendre des photos. La beauté du teint, la finesse des traits, les jupes amples pour les femmes et la couleur générale des tenues sont autant d'atout. Nous sommes sous le charme.
Les gens semblent par ailleurs détenir du temps. Le calme
dont ils témoignent est exemplaire. Nous arpentons par exemple
un marché dans un silence paradoxal. L'Asie ne nous avait
pas habitué à celà.
Durant ces trois derniers jours, nous n'avons cessé de croiser des lamas. Aussi, s'ils sont certe mignons, et notemment avec leurs plumes rose-fushia en guise de boucles d'oreille (carnavals et festivals obligent !), Ronato nous en a très largement vanté les qualités gustatives. Il nous en aura pas fallu moins, le soir venu, pour déguster un bon plat de lama - frites. Un seul mot : délicieux!