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Sud Lipez, BOLIVIE

Vendredi 13 Septembre 2002, Sud Lipez

La qualité des agences proposant un passage pour la Bolivie n'étant pas uniformément vérifiée, il est difficile de choisir.

Quel plaisir, notre choix figé, de constater à l'image d'anciens treks asiatiques, que nous sommes encore une fois bien tombés et trouvons dans notre guide toutes les qualités requises. Il nous conduira trois jours durant à travers la cordillère des Andes et plus précisément cette partie de l'Altiplano.

Durant ces trois jours, nous atteindrons et dépasserons les 4000 mètres d'altitude. La phobie du mal d'altitude nous a en partie poussé à prolonger notre séjour à San Pedro de Atacama (afin de s'accoutumer dans un premier temps à son altitude de 2500 mètres).

Au passage de la frontière, sitôt le véhicule chargé, notre guide, Renato, se hâte de nous décrire notre première journée. La Bolivie détient une richesse minérale à couper le souffle. Les montagnes prennent des couleurs époustouflantes alliant le vert, le jaune, le rouge, signalant la présence de végétaux, de souffre, de fer,... Ce sont entre autre ces sels minéraux qui teintent les lagons. La journée débute donc par la visite de deux lagons mitoyens : "laguna blanca" et "laguna verde". Elle se poursuit par des eaux thermales dont l'attrait ne tient pas tant à la chaleur des eaux mais aux teintes arborées sur l'ensemble du plateau. Non loin de là, à 4900 mètres d'altitude, quelques geysers volcaniques, impressionnants soient-ils, présentent des bains de boue bouillonnant (température de 150°C).

Mais le clou du spectacle, indiscutablement, la "laguna colorada". Une masse imposante de rouge-rosé occupe les trois quarts de notre espace visible. En s'approchant, ce sont des milliers de flammants roses qui habitent les lieux. Les teintes d'ensemble sont saisissantes. Le rouge-rosé du lagon provient d'algues et de sels minéraux. Ces derniers deviennent écume dont la couleur blanche borde le lagon. En tâche de fond, les maintenant habituelles montagnes de la cordillère.

Nous faisons hâlte dans ce lieu idyllique. Seul inconvénient, les 4200 mètres sévissent et commencent à se faire sentir.

Samedi 14 septembre 2002, Les Hauts Plateaux

Nous n'avons jamais passé une nuit comme celle là. L'insomnie est un des symptômes du mal d'altitude. Nous en avons fait les frais. De là à ressentir en plus un mal de tête incessant, il n'y a qu'un pas. Il y a de quoi ne pas vouloir rester à cette altitude, même si l'on nous promet que notre organisme va s'habituer. Un bon bol de Maté, remède à base de feuilles de coca, et cette deuxième journée peut s'amorcer.

Premier stop sur un sol on ne peut plus désertique. Quelques roches ayant subies une érosion par le vent jonchent les environs. Parmi elles, une sort du lot prenant la forme d'un arbre.

Non loin de là, une autre masse rocheuse accueille quelques visconchas, sorte de lapins andins rappelant la famile des kangourous.

En toujours en reprenant la route la multitude de lamas et de vigognes.

Ensuite, nous traversons quatre lagons "altiplanicos" ayant pour seul point commun d'être habités par des flammants roses. Dans l'ordre de visite : "laguna honda", nommé ainsi pour sa profondeur, "laguna chiarcota", pour sa couleur sombre, "laguna hedionda", pour son origine volcanique, "laguna cañapa". Mais après le "laguna colorada", il est très difficile d'être impressionné.

La visite se poursuit par un volcan éteint dont une éruption a recouvert de lave toute la vallée.

Et nous prenons grand plaisir à séjourner dans la ville de San Juan confortablement installés dans un hôtel enfin propre. Il est même étonnant de trouver autant de propreté (tout est relatif) dans ce lieu isolé alors que la capitale chilienne n'offre pas de prestation similaire.

La suite à Uyuni

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