Un voyage initiatique de plusieurs mois en Asie du sud-est ne peut laisser indifférent. Il emplit les protagonistes de sensations et sentiments jamais imaginés par le passé et à jamais gravés dans les mémoires pour l'avenir.
A propos du Journal de route.
Durant les quelques huit mois que nous avons passés, d'illusions en désillusions, nous écrivions au jour le jour ce que nous ressentions. Notre journal était mis en ligne, invitant familles et amis à nous suivre.
Aussi, s'il est irréfutable qu'un voyage se savoure à chaque instant, il est aussi vrai que les sentiments présents ne sont pastoujours les meilleurs. Ils deviennent souvenir au lendemain et s'embellissent avec le temps. C'est ainsi qu'un journal ne peut se satisfaire d'une quelconque objectivité. Des critiques sont posées, pas toujours justifiées...
En revanche, et c'est là tout son intérêt, un journal reflète à un instant donné, l'état d'esprit dans lequel le voyageur peut se trouver.
A propos du "Tout en images".
Aucune description, tout aussi belle qu'elle soit, ne saurait représenter parfaitement l'environnement dans lequel on évolue. Les photos deviennent très vite le complément indissociable d'un journal, même si celà reste insuffisant...
Les pays visités en question....
La
Thaïlande dévoile mille visages, susceptibles de faire naître autant
de sentiments à son égard. On peut la croire superficielle, elle
est pourtant authentique. Elle se présente, on ne peut plus touristique,
mais sait aussi se préserver. Dans ce pays, il faut de toute évidence
savoir chercher et ne pas se montrer pressé… Mais dans tous les
cas, chacun pourra se voir satisfait. Tous les goûts pourront être
récompensés.![]()
Plaque tournante oblige, tout voyage en Asie du sud-est se solde par la traversée de ce pays, à la découverte de ses charmes. Nous y avons personnellement passés quelques deux mois et plus, l'appréciant chaque jour davantage. Et, il faut bien l'avouer, si le pays n'est pas celui qui nous a procuré le plus de dépaysement, il est incontestablement celui dans lequel nous nous sentions le mieux, un peu chez nous en quelque sorte.
Le
Laos fait partie intégrante de ces expériences dépaysantes. A jamais,
il restera gravé dans nos mémoires car s'il est vrai qu'un nombre
important de rumeurs (conséquence d'une censure trop importante),
pour la plupart vérifiées, nous ont quelque peu effrayé, nous avons
été marqués par sa population nordique, on ne peux plus charmante,
totalement désintéressée à l'égard de notre patrimoine financier.
A repenser son homologue thaïlandais, nous n'avons jamais eu souvenir,
par exemple, de compter l'addition pour y ajouter les quelques lignes
que les vendeurs oublient d'apposer systématiquement... L'héritage
communiste, les influences religieuses bouddhistes jouent probablement
en faveur d'un tel phénomène. Ici, la recherche du profit n'est
pas un objectif prioritaire. Chacun a son bout de terrain et peut
subvenir, même difficilement, à ses besoins. Chacun prend le temps
de vivre. Et puis, de toute façon, à constater le peu de biens de
consommation, nous n'entrevoyons que difficilement ce à quoi l'argent
pourrait bel et bien servir. Enfin bref, nos repères se sont effondrés !
Des leçons de vie, voilà ce que nous avons acquis !
Les
laotiens ne détiennent rien mais ils ont, pourtant, tant de chose
à offrir ! ! !
Dans ce pays, il compte davantage de se laisser aller à prendre connaissance des us et coutumes locales, de se prendre de sympathie pour quelques personnages,... Le pays offre des paysages naturels à couper le souffle, paysages dans lesquels nous nous sentons parfaitement intégrés. Bref, où que nous nous trouvons, nous sommes chez nous. Un bain de nature et de simplicité, tel est ce que le Laos promet.
Pour
des raisons différentes, nous vivions une sensation identique
à celle que nous avions déjà vécue en quittant le Laos - c'était
là une sensation pour le moins rassurante. Si la Malaisie diffère
radicalement de par sa population, ses religions, sa situation géographique,
son histoire, son développement économique, nous manifestions un
sentiment semblable à celui que nous avions connu et regrettions
presque déjà de la quitter.![]()
Privilégiant le moindre échange culturel, son attachante population a conquis notre coeur. On l'a sitôt quittée, que l'on se prend à regretter l'intelligence de cette population malaise, fière de ses traditions, de son histoire. De plus, l'environnement hétérogène que cette contrée propose, tant par ses religions que par sa nature, offre au voyageur une expérience inoubliable.
Coup de coeur : l'Etat du Kelantan (nord-est). On dit que le plus bel Islam du monde y est pratiqué. Notre expérience ne peut le contredire.
Singapour
est une métropole que nombre de pays alentour aimeraient
détenir. Pour l'exemple, la Malaisie et Kuala Lumpur. On
dit que cette capitale souhaiterait rivaliser avec la métropole
en question. Pour ce qui est de Singapour, on retiendra sa légendaire
propreté que les agents de police veille à faire préserver,
son abondance de moals où l'on ne fait pas autant d'affaires
qu'on veut bien le prétendre, ses quartiers conservés
où les retaurations vont bon train et les couleurs des bâtisses
se font chatoyantes, son développement hautement technologique.
Après
plusieurs semaine passées dans les pays limitrophes, il est
très plaisant de retrouver une cité comme celle là,
à l'organisation irréprochable, présentant
une population fort sympathique, où l'on passe anonymement...
... Même si l'ennui propre à ces cités modernes se fait vitre ressentir. On en vient finalement à vite vouloir retrouver l'attachant bordel des autres nations toutes proches.
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Personnellement,
la visite de ce pays nous a remplit de sentiments partagés.
Nous ne manifestions aucune tristesse à le quitter. Pourtant, nous
ne regrettions pas davantage de l'avoir visité. Il est incontestablement
le plus beau que nous ayons visité dans notre voyage que ce soit
pour la beauté de ses volcans toujours en activité, pour la richesse
de ses terres et l'exploit humain à les cultiver, pour l'existence
d'imposants sites religieux, pour la conservation et le respect
de ses traditions. Aussi, il faut bien le reconnaître, les indonésiens
sont des artistes nés. Chaque région témoigne de cette vérité et
offre ainsi un attrait supplémentaire, attrait qui d'ailleurs peut
justifier à lui seul la visite régionale tant l'art exposé est original
et authentique.
Si
nous ne manifestions aucune tristesse, c'est sûrement grâce à cette
population racoleuse qui fait surface. Les causes : probablement
sa pauvreté, l'incompétence du gouvernement en cet instant de crise
(l'Indonésie était en crise depuis quatre ans lorsque
nous y sommes passés), le comportement des vacanciers consistant
à exposer ses dollars sans réaliser l'écart ainsi creusé. Si au
fond nous comprenions cette population marginale et l'excusions,
nous étions lassés de ses agressions multiples et prenions
plaisir à retrouver une Thaïlande, soit superficielle, mais au peuple
attentif.
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Le
Cambodge fait partie de ces expériences inoubliables, sûrement d'ailleurs
pour l'attachement soudain que l'on y manifeste. L'accueil, la gentillesse,
le sourire permanent de son peuple, pourtant dans le besoin, contribue
davantage à cet attachement. Seulement cinq jours, et déjà nous
avons eu l'impression de nous y intégrer parfaitement, de partager
les même joies, de ressentir les même peines. Nous sommes venus
dans ce pays pour y visiter le site d'Angkor, et nous avons été
emerveillés par les quelques personnes que nous avons croisées
(qui n'étaient pas sans nous rappeler la douce population
laotienne).![]()
Nous en sommes à peine sortis que nous pourrions presque vouloir y retourner!
Le pays présente de plus un des sites les plus prestigieux qui soit, Angkor. Celui-ci ne se contente pas de dévoiler un temple, mais un ensemble de temples répartis sur plusieurs hectares dont chacun manifeste des caractéristiques particulières. Il y a peu de chose à dire pour le décrire, il faut le voir.
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De
tous les pays visités, de tous les propos tenus et entendus,
l'Inde est le plus stupéfiant. Il est aussi le plus mystérieux.
Il n'est de toute évidence pas certain qu'il existe suffisamment
d'adjectifs dans notre langue pour pouvoir le décrire. Là
où le choc des cultures vous touche, en Inde, il vous déracine.
Vous aimez et vous détestez en même temps. Bien que
recelant d'innombrable sites, l'Inde ne se visite pas, ne se voit
pas. Elle se vit au quotidien dans l'étroite rue que vous
sillonnez, comme le milier de personnes qui vous entourre et qui
arrive à laisser place malgré tout à une vache...
Cette atmosphère, elle finit vite par vous étouffer
lorsque vous la vivez. Pourtant, elle vous manque dès que
vous l'avez quittée. ![]()
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Quand au peuple indien, il fait preuve d'une douceur (ou peut-être d'une indifférence) à toute épreuve. Il se fait à la fois curieux et je m'en foutiste de première. Il se fait agressif et calme en même temps. Il est généreux et laisse le mendiant mourrir à ses pieds.
Bref, l'Inde est un pays de paradoxe, que l'on aime vite, que l'on adore...