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Quelques écrits

Brièvement

J’ai visité les Philippines courant mars 1999. C’était la première fois que je partais pour une si longue destination et donc, à juste titre, mon esprit critique peut en être altéré. Toute la suite devra donc être prise à la légère.

Vous trouverez sur les Philippines, outre une page retraçant les grandes lignes de son passé, quelques unes de mes photos.

Arrivée

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C’est dans l’avion, entre Kuweit et Manille que j’ai eu la première conversation avec un Philippin, une personne plutôt âgée qui travaillait alors au Kuweit (comme beaucoup d’autres d’ailleurs). Ne remplissant pas le formulaire de débarquement pour Bangkok, escale quasi-obligatoire, mon voisin compris - étonnement stupéfait - que je partais visiter sa terre natale. Il engagea la conversation.

Mon mauvais anglais n’aura pas favorisé une conversation des plus instructives mais j’ai de suite été surpris par son insistance à m’affirmer sa fierté de voir un jour son fils partir pour les Etats-Unis. Qu’est-ce que cette insistance pouvait-elle bien refléter ? Pouvait-elle révéler un certain mal être, une remise en cause de toute fierté nationale, présentant un individu qui vit l’espoir de participer un jour au rêve américain - c’est ce que j’eu crut à mon retour des Philippines ? Ou bien, comme le décrit Jean-Michel Hermans ("Croyances et traditions chez les Bisayas - Aperçu de la culture Philippine"), reflétait-elle ce qu’il prénomme le sens du sacrifice, consistant à privilégier le départ d’un membre de la famille dans un pays étranger, aidant cette dernière à subvenir à ses besoins ? Dans tous les cas, ces questions nécessitent une connaissance de la culture philippine, connaissance qui me fait défaut.

A l’aéroport, lorsque vous passez les baies vitrées, vous vous retrouvez encerclé d’une quinzaine de chauffeurs de taxi, qui présentent tous une gentillesse à toute épreuve. Chacun se plait à vous prendre un de vos bagages, n’hésitant pas à vous "écarteler" au passage, présentant l’espoir de vous voir emprunter leur véhicule. La situation a quelque chose d’amusant. Pour information, si vous cédez, vous vous verrez payer une somme coquette de plusieurs dollars pour vous rendre dans le centre de manille (à peu près à vingt kilomètres), alors que le simple fait de marcher sur une centaine de mètres vous permettra de trouver un taxi plus sympathisant et financièrement plus abordable (l’idéal étant d’avoir des pesos). J’avoue que la présence d’un ami sur place m’a beaucoup aidé.

D’une manière générale, tout est bon marché, mais vous êtes amené à consommer tout le temps. Dans ces circonstances, il est très facile de dépenser de fortes sommes d’argent, tout particulièrement dans la capitale. Alors, mieux vaut se préserver au départ. Toutefois, si l’on est de nombreuse fois sollicité, le vol n’est pas monnaie courante (à ma connaissance). Donc, pas de crainte, vous êtes en sécurité.

La capitale

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La capitale, située dans l’île principale du Luzon, est immense et s’étale sur près de quarante kilomètres de diamètre. Comparé aux cités occidentales, on semble plongé dans une inorganisation totale, on y pressent un manque flagrant d’infrastructure. Et bien si cette inorganisation peut surprendre, il n’en reste pas moins que la vie y est des plus agréables, que les gens y sont des plus sympatiques, toujours prêts à initier une converstion. Ici, on prend le temps de vivre. On y apprend à vivre au présent et, j’avoue, c’est une caracétristique des plus plaisantes. C’est là, je pense, les fondements du dépaysement que procure cette immersion en terres philippines. Oubliez les lendemains, oubliez vos obligations, vous êtes en vacance. Aussi, le manque d’organisation citadine a plutôt du bon. L’anarchie prend le pas. Résultat : les commerces sont ouvert sans obligation horaire. La vie la nuit y est de rigueur car les journées sont chaudes (du moins en cette saison) et l’atmosphère lourde. Un bon nombre de restaurants, bars, et autres sont ouverts 24/24. Pour ce qui est de la nourriture, vous aurez la possibilité de manger absolument tout ce que vous souhaitez. Une grande variété de restaurants peuvent nourrir les plus exigeants. Je ne saurais pas vraiment donner de conseil quant aux logements dans la capitale. Vous pourrez trouver une multitude d’hôtels à tous les prix. Le quartier de Makati est assez luxueux. Vous pourrez y loger dans des chambres climatisées, avec réfrigérateur pour certaines, et à bon prix. Du côté de Malbini Street, les chambres sont à moitié prix.

Vous vous déplacerez principalement en Taxi qui reste bon marché si vous prenez le soin de marchander (il faut vous y faire, tout est comme ça). Néanmoins, d’autres moyens de transport sont empruntables telles que les Jeepney. Plutôt folkloriques, il s’agit d’anciennes Jeep de l’armée américaine retapées en mini-van. Qui osera prétendre ensuite que les Philippins n’ont pas d’imagination ? Initialement, construites pour une quinzaine de personnes, vous y vous retrouverez à vingt.

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Pas très confortables, elles sont meilleur marché. Comme les bus, les Jeepney suivent des parcours bien déterminés. Attention donc à ne pas se tromper. Des tricycles sont également a votre disposition. Il s’agit de motos de petite cylindrée sur lesquelles sont montés des "cockpits" très confortables pour trois personnes (se rapprochant ainsi d’un side-car). Egalement très bon marché, ils sont moins présents dans la capitale et surtout bien plus utiles dans les campagnes. Votre chauffeur vous emmènera où bon vous plaira. La préparation de votre itinéraire dans le pays nécessite une bonne connaissance des moyens de transport "longue distance", des heures de départ,... Vous aurez la possibilité de prendre l’avion, le bus et bien entendu tout transport maritime. Tout dépend en fait du temps qui vous est imparti. La majorité des déplacements dans le pays vous obligera à repasser par Manille. Prévoyez donc vos itinéraires à l’avance.

Le lac Taal

Comme vous êtes à Manille, je vous conseille de prévoir une journée pour aller voir le lac Taal dont un volcan surgit en son centre. C’est aussi un moyen de tester un ensemble de moyens de locomotion. De Manille, vous devrez prendre le bus (deux heures), une jeepney (40 minutes) et un tricycle. Les rives du lac sont bordées de petits hôtels-restaurants. Vous pourrez y louer un bateau avec accompagnateur pour vous rendre sur le volcan. Une fois sur place, pour vous rendre au sommet, vous aurez la possibilité de choisir entre la marche à pied (20 minutes éprouvantes sous la chaleur) et la balade à cheval. Si les chevaux permettent à quelques uns de gagner leur vie (tout du moins d’essayer), j’avoue que la situation m’a peinée. Les chevaux ou anes sont parfois chargés plus que nécessaires. Et je n’ai pas voulu privilégier ces actes. D’un autre côté, il est aussi triste de ne pas faire profiter ces jeunes et moins jeunes des revenus qu’on peut leur apporter. Chacun fera donc son choix. Arrivé au sommet, il ne reste plus qu’à admirer : la couleur verdoyante de l’eau, les fumées sulfureuses,... Certaines rencontres ont affirmé que la baignade y était possible. Je n’ai pas eu l’occasion de le vérifier. Tout dépend donc du guide qui assurera votre traversée.

Le nord du Luzon

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A huit heures de bus de Manille, située dans la montagne, Baguio est réputé pour son académie. Il y avait autrefois une base militaire américaine. Dans la ville, vous pourrez visiter le marché couvert et profiter de ses multiples odeurs et animations. Deux stations de bus désèrvent des sites prestigieux tels les caves de Sagada, les rizières de Banawe.

Les rizières de Banawe (huitième merveille du monde) sauront régaler les yeux des plus insatisfaits. il faut compter quelques huit heures de bus pour s’y rendre. Il en est de même pour les caves de Sagada. Pour ces dernières, munissez vous d’un short et d’un sac léger. L’eau, parfois à hauteur des reins vous dérangera moins. Pour ma part, je ne m’y suis pas rendu. Le prestige de ces sites, mélé au regret dont je fais preuve de n’y avoir mis les pieds me pousse à en parler. Allez donc voir !!!

Hundred Islands est un site constitué d’une centaine d’îlots. La location d’un bateau vous permettra de goûter aux joies de la navigation fluviale philippine. Vous profiterez de quelques haltes pour vous reposer sur de petites plages désertes, pour vous rafraichir dans une eau translucide. De cette journée, vous observerez la clarté de l’eau, le calme qui règne dans ces lieux. Ces sites se passant de commentaire, je vous encourage à voir les photos.

Pensez à admirez sur le chemin de ces sites quelques villes de campagne. Moins touristiques, les rapports avec la population en seront d’autant plus intéressants. On y persevra une influence architecturale espagnole.

Boracay

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Les Philippines sont constituées de 7707 îles et îlots. Boracay, si on ne prend pas en compte Luzon en tant que tel, est la seule que j’ai visitée. J’y suis arrivé de nuit.

Inimaginable. Des palmiers, du sable fin, une mer chaude et d’une clarté sans équivalent... le paradis en sorte. Aucun véhicule motorisé, si ce n’est quelques motos... Les tricycles sont remplacés par des vélos, surmonté par un banc rudimentaire en guise de porte-bagage. Le logement consiste en de petites cases. Les restaurants proposent des menus de grande qualité, à base de poisson fraichement pêché. A ce propos, ne tardez pas trop à diner car il est fréquent que les restaurateurs aient épuisé leur stock de poissons, ceux-ci étant pêchés le matin. Sur la plage, de vieilles femmes vous proposent des massages : une heure de décontraction en perspective donc. Laissez-vous tenter, vous ne pourrez plus vous en passer. L’essor touristique que le site a connu ne s’est pas pour autant soldé par une quelconque dégradation. Il tient à chacun de le respecter.

Toutefois, ceux qui y ont mis les pieds dix ans auparavant ont montré un certain regret. Il est un fait que la bordure de palmier cache quelques hôtels, et même si le bitûme n’est pas le premier revêtement choisi, même si la majorité des logements consistent en case de bamboo, les amateurs d’authenticité et de tranquilité pourront ne pas se satisfaire de Boracay.

Les Philippines regorgent d’une quantité infinies d’îles. Et si Boracay se présente exceptionnelle, il y a fort à parier qu’une multitude d’autres dévoilent des caractéristiques naturelles similaires avec en prime une exploitation moindre. Tout dépend en outre des activités qui suscitent votre attention (plongée, repos,...).

Mais dans tous les cas, les Philippines réservent un accueil d’exception.


La suite : Un peu d’histoire


Publié le jeudi 15 avril 1999, par Eric Cuziat

 
P.-S.
 

Trois semaines ne peuvent suffire à s’imprégner de toute culture nationale. Toutefois, la gentillesse de la population, le charme des sites naturels sont autant d’atout qui motivent nos déplacement.

N.B. Je ne remercierai jamais assez un ami qui m’a offert l’opportunité de réaliser ce voyage. J’ai aujourd’hui chopé le virus. Prochaine destination : ???

 


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