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La Thaïlande du Centre au Nord

De la capitale à la frontière nord laotienne

La Thaïlande dévoile mille visages, susceptibles de faire naître autant de sentiments à son égard. On peut la croire superficielle, elle est pourtant authentique. Elle se présente, on ne peut plus touristique, mais sait aussi se préserver. Dans ce pays, il faut de toute évidence savoir chercher et ne pas se montrer pressé… Mais dans tous les cas, chacun pourra se voir satisfait. Tous les goûts pourront être récompensés.

Plaque tournante oblige, tout voyage en Asie du sud-est se solde par la traversée de ce pays, à la découverte de ses charmes. Nous y avons personnellement passés quelques deux mois et plus, l’appréciant chaque jour davantage. Et, il faut bien l’avouer, si le pays n’est pas celui qui nous a procuré le plus de dépaysement, il est incontestablement celui dans lequel nous nous sentions le mieux, un peu chez nous en quelque sorte.

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Le 12 mars 2000, Paris

Le départ est proche. A la date du jour, les billets d’avion sont en notre possession (heureusement).

La tension monte. A 15 heures cet après-midi, un premier contact difficile au téléphone avec un thaïlandais. Nous avons réservé nos trois premières nuits au Rajdamnoen Hôtel dans le quartier sud de Banglamphu.

L’aventure commence.

Le 22 mars 2000, Paris

Il est 20H (heure française). Nous nous trouvons actuellement dans l’avion en direction de Bangkok.

Grosse anxiété aujourd’hui à l’arrivée à Roissy. Au revoir rapide avec une certaine émotion. Tristesse mêlée d’un sentiment de regret. La sensation soudaine et neuve de s’être précipités.

Remise en cause personnelle puis évaporation de cette lourde anxiété.

Le 23 mars 2000, Bangkok

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Comme nous nous y attendions, Bangkok n’est qu’une fourmilière humaine, polluée et motorisée. Par contre, surpris, nous avons constaté que le racolage n’est pas une pratique courante. En espérant que nous ne changions pas d’avis par la suite.

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Nous sommes parvenus aisément à trouver l’hôtel. Encore plus étonnant, la réservation avait été effectuée malgré un coup de téléphone laborieux. Cet hôtel offre une apparence extérieure charmante. La propreté des lieux laisse à désirer (petite déception).

En route pour Siam Square (quartier commercial) ! A droite ! A gauche ! A gauche ! Nous traversons maintenant Chinatown. Quelques temples à visiter… Mais très vite, nous en venons à l’évidence : nous sommes perdus !!! L’angoisse nous empare, et pour cause : à chaque pas, toujours plus de paires d’yeux rivées sur nous. Traqués, nous n’osons plus demander notre chemin. Nous comprendrons que plus tard que ce quartier est très peu touristique.

Ah !!! Retour à la civilisation ! Siam Square et toutes ses boutiques de luxe telles que nous les rencontrons à Paris (Galeries La Fayette). Un grand tour, un bon petit repas et une rencontre chaleureuse. Souhaitant éviter la longue marche de l’aller, une thaïlandaise prend le soin de nous expliquer dans le détail la façon de rentrer.

Retour à l’hôtel, la chambre nous semble plus belle... Tout est relatif !

Le 24 mars 2000, Bangkok

Debout à 9h00. Douche à 9h30. Couché à 10h00. Nous n’avons pas encore assimilé le décalage horaire. Et puis, nous sommes poussés à dormir car la pluie est plutôt méchante. Nous appréhendons maintenant les moussons.

L’après-midi, nous partons pour une promenade culturelle. Visite du grand palais, du Wat Pho abritant le plus grand bouddha couché de Thaïlande. Nous avons d’ailleurs pris conscience de la vie très occupée des moines. On poursuit par un tour en bateau sur le Chao Phraya… Tiens ! Un moine. On traverse un marché de poissons séchés… Des odeurs alors inconnues frappent nos narines. Le marché aux amulettes. D’autres moines !!! Nous étions loin de nous douter qu’ils vivaient en société.

Le soir, à la recherche d’un resto traditionnel thaï, nous découvrons un quartier occidental à deux pas de chez nous.

Le 25 mars 2000, Nakhon Pathom

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Départ pour Nakhon Pathom. Nous quittons l’hôtel après un petit déjeuner des plus copieux ainsi qu’une séance sur internet. Nous prenons le bus 79 en direction de la gare ferroviaire de Thonburi (Bangkok Noi). Nous ratons l’arrêt de bus et faisons marche arrière. Guidés par un militaire on se trompe de chemin. Il est décidément un gros défaut des thaïlandais de ne jamais dire non, de toujours vouloir nous aider. Résultat : la vie n’en est que plus difficile. C’est cependant très agréable de constater la gentillesse de ce peuple. Bref, nous prenons un tuk tuk pour atteindre finalement la gare 4 minutes avant le dernier train.

Arrivée à Nakhon Pathom. La pauvreté semble avoir disparue, la ville est charmante. La traversée d’un des marchés les plus séduisants mène au monument bouddhique le plus haut du monde : le Chedi de Phra Pathom. Nous n’en visitons pas l’intérieur faute de temps. La recherche d’un hôtel est sans succès. Une longue marche est nécessaire pour trouver une chambre convenable de par le prix et la qualité de son intérieur.

Un peu de repos bien mérité. Ce soir nous retournerons retrouver les couleurs et les odeurs du marché et s’y restaurer.

Le soir. Pas de restaurant de trouvé. C’est incroyable quand on observe la fraîcheur des produits que l’on trouve sur le marché. C’est d’ailleurs probablement la raison pour laquelle on ne rencontre pas de touriste. Quoiqu’il en soit nous continuons notre traversée de la ville pour rejoindre le Chedi de Phra Pathom. Surprise !! Aux pieds du monument des dizaines de restaurants se sont installés proposant tout un tas de plats différents. A nous maintenant de choisir. Deux, trois tours de la place nous sont nécessaires pour trouver le plat de notre choix. Ce soir ce sera du canard. Le repas terminé, nous en arrivons à conclure que la variété visuelle des plats s’oppose à une homogénéité des goûts. A quand notre prochaine crêpe au chocolat ?

Le 26 mars 2000, Nakhon Pathom

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Réveil à 7h30. Départ pour les marchés flottants de Damnoen Saduak.

Un vieux bonhomme nous accoste et nous propose une virée en bateau, un peu trop chère à notre goût. On négocie un aller simple pour les marchés de Tom Khem. Le trajet en bateau nous coûtera tout de même vingt francs alors qu’il n’en coûte que un franc en bus. Enfin, chacun y trouve son compte. Et puis le spectacle est là. Quoiqu’un peu touristique, le mélange des couleurs et l’originalité du site est à notre goût. On s’y balade paisiblement et nous jonglons de rives en rives.

Retour à Nakhon Pathom. Un constat : pour prendre le bus, il suffit de lever la main. Nous savons qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre mais tout de même, si nous l’avions su plus tôt, nous aurions éviter pas mal de kilomètres. Un lunch rapide à l’hôtel puis départ en bus pour Kanchanaburi. Dans le bus, rencontre avec un personnage charmant qui a le plaisir de comparer mes jambes poilues aux jambes si douces et si blanches de Laeti.

A nos côtés, deux moines s’amusent. Laeti n’a pas le droit de s’en approcher, un contact avec une personne du sexe opposé n’étant pas permis. Petit tour dans la ville, nous nous installons dans un hôtel, au passage on entrevoit une pâtisserie.

Traversée de la rivière Kwai et dîner dans un resto Thaï traditionnel.

Le 27 mars 2000, Kanchanaburi

La nuit a été très mouvementée. Forcément quant on a une moustiquaire en guise de fenêtre, on est à la mercie du moindre bruit extérieur. Puisque l’hôtel est à 50 mètres d’une boîte de nuit, on ne peut dormir. Sur le matin, la musique traditionnelle remplace la disco.

Bref, on change d’hôtel. On fait un petit saut à la pâtisserie : quel délice !!! Dans un café alentour, nous prenons un petit déjeuner copieux avec brioche et confiture de fraise. Bonheur !! Allez, départ pour le célèbre pont de la rivière Kwai (Death Railway). Au passage, visite d’un cimetière militaire des alliés. Le pont est des plus ordinaires. Les cars de touristes sont présents en grande quantité. Nous reprenons tranquillement notre marche pour la ville. Nous nous y restaurons.

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Le 28 mars 2000, Kanchanaburi

Ce matin nous sommes debout de bonne heure. Départ pour le parc national d’Erawan. La balade y est très agréable. Climat tropical, végétation dense, chutes d’eau. Une chienne nous guide et nous montre la voie. De temps en temps, un singe se présente. C’est incroyable cette harmonie entre les thaïlandais et les animaux. Les chiens sont parfaitement intégrés à l’environnement. En liberté, sans territoire à défendre, ils ne sont pas agressifs et semblent mener une vie paisible. On peut généraliser cette situation à l’ensemble du pays.

Note : Laeti est la plus jolie fille du pays. Tout le monde l’observe, la dévisage ! On me félicite donc dans mon choix. Pourvu qu’elle ne bronze pas trop vite.

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Sitôt revenus à Kanchanaburi, nous repartons visiter un temple creusé dans la paroi montagneuse. Le déplacement représente beaucoup de trajets pour peu d’intérêt. Heureusement, nous avons profité de la générosité d’une dame qui s’est proposée de nous y déposer.

Ce soir : séance internet et restaurant.

Note sur le parc d’Erawan : arrivés sur place nous avons souhaités prendre un café et un thé. Préparation des plus originales : mélange divers avec fourmis comme récompense. Un seul mot : immonde !

Le 29 mars 2000, Kanchanaburi

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Petit déjeuner copieux à l’anglaise. Discussion chaleureuse avec un Suédois, un Anglais installés depuis 10 ans dans le pays.

A midi, départ pour Lopburi. Six heures de bus nous attendent. A mi-chemin, le bus s’arrête devant des stands. Des vendeurs investissent le bus. Nous n’allons pas au marché, c’est le marché qui vient à nous. Nous n’achetons rien... Avec toute sa sympathie, un moine achète des bonbons. Il nous en fait cadeau. Nous sommes touchés. Acquiescement de la tête en guise de remerciement. Quel acte adopter vis à vis d’un moine ? Nous ne voulons pas l’offenser. Nous lui offrons à notre tour des bonbons de France. Il les accepte volontiers et les redistribuera sûrement. A l’approche d’un temple, le bus s’arrête, le moine descend. Nous le saluons.

Note : dans la religion bouddhiste, on peut être moine qu’une partie de sa vie. Aussi, c’est un honneur pour une famille de voir un de ses fils le devenir. Il est courant pour un jeune d’incorporer une institution bouddhiste à la suite de ses études. Il approfondira ses connaissances pendant trois mois minimum. Il pourra ensuite se marier et faire carrière. C’est la raison pour laquelle on voit tant de jeunesse parmi les moines.

Arrivée à Lopburi dans la soirée. Nous prenons une chambre modeste avec ventilateur. Sûrement la dernière. Il fait décidément trop chaud.

Le 30 mars 2000, Lopburi

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Lopburi est la ville des singes. Ils sont partout et, comme les chiens, parfaitement intègrés à l’environnement. Les temples ont ici subis une large influence khmère comme peut en témoigner la multitude de ruines. Les singes y ont élu domicile et sont nourris comme il se doit. Un festival leur est dédié tous les ans au mois de novembre.

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A midi, nous prenons le train en partance pour Phitsanulok. Une femme nous y offre une boisson. En retour, nous lui proposons quelques bonbons pour ses enfants. On sympathise rapidement. Ce soir nous changeons donc notre programme. Nous quittons donc le train en avance à Pichit et suivons le couple et leurs enfants jusqu’a leur domicile. Nous y sommes invités à manger et à dormir. Leur noms : Preechar et Laksamee Mongkholchai. Impression de déjà vu : aussi gentils qu’ils sont, ils ont l’art de nous "foutre dans la merde". En effet, une fois arrivés chez eux, nous apprenons qu’il n’est plus question de dormir sur place et nous allons manger ensemble en ville. Nous visitons une chambre d’hôtel, plutôt inconfortable. Et là, surprise... Il n’est plus question de manger avec eux.

Dans ce genre de situation, il ne faut pas perdre la face : sourire et gentillesse sont de rigueur. Nous leur expliquons longuement que nous rejoignons Phitsanulok par le train. Ils nous déposent à la gare. Note : les deux personnes sus-nommés ont sincèrement souhaités nous aider. Ils étaient même honorés de notre visite. Des contraintes les ont empêché de réaliser leur volonté. Ils ont tout fait pour nous aider. Nous les en remercions.

Contraints de rester à la gare, nous dînons dans un environnement des plus charmants. Bref, journée pleine de péripéties. Arrivée à Phitsanulok. Nous sommes épuisés. Un très bel hôtel nous y attend. Nous y resterons plusieurs nuits.

Le 31 mars 2000, Phitsanulok

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Aucune excursion de prévue aujourd’hui. Nous nous reposons. Laeti est malade, il est temps de reprendre des forces. Dans la fin de l’après-midi, nous visitons une fonderie de bouddhas dont le sculpteur, M. Thawi a une renommée nationale. Les étapes de la fabrication :

  • Dans un moule adapté, on coule de la cire chaude
  • La pièce sortie de son moule, on la recouvre par un mélange de plâtre, de sable et d’eau
  • On troue le dessus de la tête ; on pique la pièce en différents endroits
  • On applique des bandages
  • A nouveau on pose un mélange de plâtre, de sable et d’eau
  • On place la pièce dans un four, la cire se liquéfie et s’échappe
  • On coule du bronze dans la pièce creuse
  • On brise le plâtre extérieur
  • On décore la pièce par des feuilles d’or et de la peinture

Le soir, dîner dans un restaurant très accueillant dont le propriétaire parle un anglais parfait. Son commerce marche pour le mieux. Il nous fait déguster ses spécialités : poulet et bœuf au curry, poisson à la noix de coco, porc frit. On se régale.

Le 1er avril 2000, Phitsanulok

Repos aujourd’hui encore. Nous en profitons pour écrire des cartes postales. Une séance internet est la bienvenue.

Le 02 avril 2000, Phitsanulok

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Chaleur étouffante. Le centre de la Thaïlande est des plus épuisants. Quand on pense aux longues marches que l’on a déjà faites, il nous semble impossible à présent de les réaliser.

Nous partons aujourd’hui pour le parc historique de Sukhothai. La première ville fortifiée fut édifiée ici. C’est donc le berceau de la civilisation Thaï. L’ensemble architectural est magnifique. Les temples sont érigés en brique, c’est la différence notable avec les temples que nous avons vu jusque là. Les ruines de Lopburi rappellent toutefois ce complexe. Les bouddhas grimpent sur plusieurs dizaines de mètres. Aujourd’hui, c’est un jour national, c’est l’anniversaire de la princesse. Aussi, les parcs sont ouverts gratuitement au public. Nous avons le privilège de sillonner les routes avec les vélos que nous avons loués. La balade est très agréable, les temples sont entourés d’espaces verts. Au centre du parc un marché s’est ouvert. Pour la première fois, nous observons l’artisanat. Un bouddha attire notre attention. Il semble ancien, a déjà subit l’érosion. Nous parvenons à réduire le prix exorbitant que proposait la vendeuse. Il est dorénavant en notre possession. C’est là notre premier cadeau.

Nous reprenons le bus pour Phitsanulok.

Le 03 avril 2000, Phitsanulok

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Sitôt levés ce matin nous prenons le chemin du centre ville. Le train de 13h30 pour Chiang Mai est complet nous prendrons donc le bus.

Direction, la fonderie des bouddhas. Un magasin avait déjà attiré notre attention. Nous y achetons une peinture sur bois originaire de la province de Nan. Un vieux Thaïlandais nous ramène à notre hôtel dans son songhtaew. Nous préparons notre sac, un long voyage nous attend.

Arrivés à Chiang Mai. L’architecture est radicalement différente, on ressent une certaine richesse. La ville s’apparente à une ville occidentale. Un AUCHAN et un CARREFOUR ne sont pas sans rappeler certaines de nos cités. Le vieux Chiang Mai nous ouvre ses portes. Les commerces semblent somptueux, les marchés fascinants. La cuisine est très variée, comme en témoigne la diversité des restaurants. Après avoir posé nos sacs dans un hôtel nous partons manger un plat végétarien Thaïlandais.

Note : ce soir dans la chambre, quelques cafards nous montrent leurs têtes. Laeti, par peur, ne se douche pas. Demain nous changerons d’hôtel.

Le 04 avril 2000, Chiang Mai

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Comme convenu, nous faisons nos sacs et partons pour un autre hôtel très convenable. Sitôt douchés, nourris, nous partons pour l’alliance Française. Le mal de gorge de Laeti ne s’étant pas dissipé, nous souhaitons y trouver de précieux renseignements. Sur place, nous rencontrons quelques retraités français prêts pour une partie de pétanque et un verre de ricard. Des informations nous viennent de toute part. Des contacts au Laos nous sont transmis, un itinéraire en Indonésie nous est fourni. Les récents évènements ne nous permettrons pas de nous y promener librement. L’hôpital Mc Cormic très réputé nous est conseillé. Sur un mur, une offre d’emploi. Le salaire est très faible pour un occidental : 8500 bahts par mois soit 1700 francs.

En route pour l’hôpital.
Les services sont mélangés. On vient pour une consultation et l’on suit tout ce qui se passe aux urgences. Un médecin compétant nous reçoit. Laeti tire la langue, le médecin regarde le fond de la bouche avec une lampe de poche. Le diagnostic est déjà fait. On peut noter que le service est mieux organisé que dans notre pays. Nous repartons un peu plus tard avec les médicaments.

Direction, le centre de Chiang Mai. Là, tout un tas de boutiques d’exception. L’artisanat se dévoile. Sculptures sur bois et coton sont les activités principales. Dans le fond des magasins, les artisans sont à l’œuvre valorisant par là même les articles qu’ils proposent. Le soir, après un dîner dans un resto italien, nous visitons le bazar de nuit. Se faufilant dans des allées très étroites, nous passons de stands en stands. Quoique un peu touristique, certains articles sont intéressants. Les femmes du Nord, vêtues de leur tenue ethnique proposent bijoux et autres. Leur dialecte est radicalement différent. C’est là, un premier aperçu de cette population ethnique.

Le 05 avril 2000, Chiang Mai

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Un petit tour à l’hôpital pour aller chercher une ordonnance internationale. Ceci afin de se faire rembourser en France. Laeti se sent déjà beaucoup mieux. Armés de patience, nous attendons inlassablement le bus pour Baw Song, le village des ombrelles. Après une heure d’attente, nous nous résignions à prendre un songhtaew. Le village n’est pas charmant mais l’artisanat prend toute son ampleur. Les thaïlandais sont des artistes. Ombrelles, éventails, tout est peint à la main. La qualité des représentations est surprenante. Ici et là, des jeunes femmes nous proposent des peintures sur nos vêtements. C’est splendide.

Nous quittons la ville pour rejoindre San Kamphaeng. Notre guide, notre bible, parle de ce village comme une référence en soie et coton, nous n’en avons pas vu la couleur. Lâchés au milieu du village, nous ne savons quoi y faire ; rien à y voir, aucune visite à y effectuer.

Retour à Chiang Mai, repos à l’hôtel. Nous dînons ce soir dans un resto Thaïlandais. Il faut dire que la nourriture occidentale que l’on trouve dans la ville commence à être déplaisante. Les goûts que nous recherchons, nous ne les trouverons pas ici.

Le 06 avril 2000, Chiang Mai

Ce matin, départ pour le musée des tribus. Mal renseignés, nous nous retrouvons au centre ethnique. Nous y apprenons que le musée est fermé aujourd’hui, c’est une journée nationale (encore une). En route pour Hang Dong. Après avoir choisi le songhtaew adéquate (à chaque secteur sa couleur) nous parvenons aux fabriques de sculptures sur bois. Une longue marche s’engage, nous surfons de magasins en magasins pour y admirer le travail d’artiste qui y est effectué. On aurait presque envie de tout acheter. Retour sur Chiang Mai.

Nous nous désaltérons. L’esprit occupé, nous sommes sortis du bar sans payer. Dix personnes sont là pour nous servir et pas une ne s’en rend compte. Elles nous remercient toutes d’être venus. Bel et bien arrivés à l’hôtel, deux heures plus tard, nous avons réalisés.

Le 07 avril 2000, Chiang Mai

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Location de vélos. Nous partons sur la route du nord. A une quinzaine de km, nous souhaitons voir un camp d’éléphants ainsi que les chutes de Mae Sa. La virée commence par une route exténuante. Une longue ligne droite avec un trafic intense.

En chemin, nous nous arrêtons au musée des tribus. Nous y observons les tenues vestimentaires, les outils, y distinguons les différents modes de vie. On espère pouvoir en rencontrer bientôt quelques unes. Nous repartons.
Sur la route, alors que les côtes sont de plus en plus dures, des enfants s’amusent à arroser les passants. Laeti, avec son enthousiasme, réclame un peu d’eau. Elle se retrouve trempée. Nous voilà donc arrêtés sur le bord de la route, le temps de sécher. Nous achetons un pantalon en souhaitant ne pas se faire arroser au retour. C’est reparti !!!
Une longue côte mène aux chutes de Mae Sa. Le parc est plus sauvage que celui d’Erawan. Les chutes présentent toutefois moins d’intérêt. Peut-être aurait-il fallu attendre la saison des pluies.

Fatigués, nous reprenons le chemin du retour, en oubliant le camp d’éléphants. D’autres occasions se présenteront. La prochaine fois, nous nous munirons de vélos adéquats.

Le 08 avril 2000, Chiang Mai

Aujourd’hui, journée dilettante.
Nous opérerons quelques organisations administratives : alliance française, treks, poste,...

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Le 09 avril 2000, Chiang Mai

Dès le matin, location de moto. Nous terminons la balade que nous n’avons pas pu finir à vélo il y a deux jours. A nouveau donc, nous nous faisons arroser, à nouveau nous sommes trempés. Cela semble être une coutume dans la vallée de Chiang Mai. Heureusement, nous avions prévus nos maillots de bain. Nous laissons les chutes de Mae Sa et visitons un camp d’éléphants. C’est incroyable tout ce que l’on peut faire subir à ces animaux. Tels des chiens, ils exécutent tout ce que peut leur demander leur maître.

Nous continuons la balade. La vallée est superbe. La végétation, la richesse des environs nous laissent perplexes. Une petite halte à Samoeng afin de nous hydrater. Une femme brode magnifiquement un napperon, sa fille arrose le moindre véhicule.

Nous repartons pour rejoindre Chiang Mai. Un trek se prépare, nous devons en régler les formalités.

Le 10 avril 2000, Chiang Mai

Changement de programme. Retardement plutôt. Nous devions partir pour un trek, c’était sans compter sur Dame Turista. Nous restons donc au calme aujourd’hui.

Le 11 avril 2000, Chiang Mai

Nous comprenons enfin les raisons de ces jeux d’eaux. Ils ont d’ailleurs gagnés la ville. Les rues sont quasiment inondées. Le nouvel an se prépare. Le festival durera quatre jours. Nous resterons donc sur Chiang Mai. Nous avons annulés le trek. Si la turista semble nous avoir abandonnée, nous craignons quelques représailles.

Le 13 avril 2000, Chiang Mai

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Les festivités ont maintenant débuté. La rue principale, alors piétonne, laisse place à un cortège de bouddhas. On les asperge abondamment d’eau. Bien entendu, nous sommes comme à l’habitude trempés.

Le soir, des tables sont mises en place, des stands sont installés. Toutes les cuisines sont présentées. La rue devient un immense restaurant.

Le 14 avril 2000, Fang

Départ pour Fang. Les montagnes du nord présentent une végétation très dense. La ville ne montre pas une apparence chaleureuse. Quelques balades dans la nature environnante sont à envisager.

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Un guide se présente à nous avec un calepin contenant tout un tas de mots élogieux, dans toutes les langues, sur les balades qu’il organise. Des images et photos suivent. Quoi que datant, ces documents sont prometteurs.

Nous acceptons de le suivre et lui donnons notre confiance. Nous l’accompagnerons demain.

Le 15 avril 2000, Fang

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Rendez-vous avec le guide, M. Sing. Finalement il ne nous accompagne plus. Les Thaïlandais ont la fâcheuse habitude de ne pas respecter leurs engagements. Ils nous leurrent tout le temps. Notre nouveau guide et son coéquipier sont forts sympathiques. Ils nous baladeront à moto toute la journée.

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Nous commençons notre balade par la visite de deux villages tribaux. D’une authenticité exemplaire, les habitants de ces villages n’en sont pas moins habitués a ce genre de coutumes. Nous arrivons à peine que les enfants approchent pour avoir des bonbons, les plus grands des cigarettes. En échange, nous prenons quelques photos.

Premier village Palaung : tribu Karen.
Les maisons sont en bambou, des plus rudimentaires. A l’intérieur pas de meuble. A l’occasion du nouvel an, nous avons la chance d’écouter la musique traditionnelle. Les villageois sont des consommateurs d’opium. Aussi, nous avons la tristesse de voir les enfants se tenir dans un état lamentable.

Second village : tribu des Lahu.
Le village se présente à l’identique. Les tenues vestimentaires sont différentes montrant bien une appartenance à une autre tribu. La trace d’un tourisme se manifeste quand une vieille dame s’approche et nous demande des sous.
Dans ce village, les gens sont partis au travail, nous ne voyons que les enfants et les personnes âgées. Pas d’opium semble-t-il ici.

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Note : l’impression de s’immiscer dans leur vie privée nous a perturbé. Un échange bonbons contre photos, c’est bien navrant ! L’échange culturel est cependant difficile. Merci donc à notre guide, M. Piseg, sans qui nous n’aurions pas franchi le pas.

Après une restauration chinoise, nous reprenons le chemin pour observer des sources chaudes. On peut y faire cuire des oeufs ; plus loin un sauna est disponible.

Retour sur Fang. Un petit mot sur le calepin de M. Sing. Un au revoir à notre guide.

Le 16 avril 2000, Fang

Que ferions nous sans Piseg ? Prenant la route de Chiang Rai, nous ne voulons pas, méfiant que nous sommes, donner notre confiance au chauffeur de Songthaew. Il était pourtant muni de bonnes intentions. Notre guide d’un jour nous en a convaincu.

Arrivés à Chiang Rai. La fête de l’eau est terminée. Nos affaires vont pouvoir sécher. Nous élisons domicile dans une pension des plus charmantes. Sur place, un francais nous déconseille de visiter les tribus alentours par nos propres moyens. Nous écoutons ses conseils avisés.

Le 17 avril 2000, Chiang Rai

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Nous avons, ce matin, l’ingénieuse idée de partir pour Laan Tong Village. Un minibus nous lâche donc au beau milieu de la montagne. C’est un point de rendez vous des cars de touristes. Ne pouvant faire marche arrière, nous nous acquittons des droits d’entrée excessifs. Ici tout est créé de toute pièce : des tribus aux danses folkloriques ; quelques restaurants et boutiques de luxe. Nous restons une heure dans le parc et reprenons un songthaew pour Doi Mae Salong. Le minibus s’arrête à la frontière birmano-thailandaise. Nous devons en reprendre un nouveau pour joindre le village. Il faut donc attendre que celui se remplisse...

Après une longue attente, nous nous contraignons à rentrer sur Chiang Rai en oubliant Mae Salong. Nous n’aurions en effet pas pu rentrer faute de transport après 17 heures.

Beaucoup de route donc aujourd’hui pour pas grand chose. Nous nous consolons en pensant aux paysages que nous avons traversés.

Le 18 avril 2000, Chiang Rai

C’est au tour de Laeti de connaître sa turista. Immodium encore et toujours. Merci la science !

Le 19 avril 2000, Chiang Rai

Départ pour Mae Sai. Il s’agit d’une ville essentiellement commerciale. Un marché s’étend le long de la rue principale.

A deux pas de la frontière birmano-thaïlandaise, un quartier se consacre au commerce des pierres précieuses. Sur de simples stands modestes, nous pouvons acheter des pierres à l’état brut. En arrière plan des bijoutiers travaillent les cailloux. Pourtant, nous n’avons guère été emballés.

La location d’une moto nous permet de visiter les grottes de Ban Tham. Deux cavités s’offrent a nous. A l’entrée, les singes quémandent de la nourriture.

Premier grotte.
Nous arpentons un escalier de pierre plutôt abrupte, sur 300 mètres. Essoufflés, nous admirons le temple qui y a été érigé. Une petite pensée a ceux qui ont contribué à son élaboration. Nous leur tirons notre chapeau.

Seconde grotte.
C’est une épreuve de spéléologie. Un long chemin étroit se dévoile sous nos pieds. Il semble sans fin. Finalement, notre ascension s’arrête quand celui-ci ne nous offre plus la place nécessaire pour passer.

Retour sur Chiang Rai. Demain, nous approcherons de la frontière Laotienne.

Le 20 avril 2000, Chiang Khong

En route sur Chiang Khong, point de passage pour le Laos.

Nous avons la malheureuse surprise d’apprendre que le temps d’obtention du visa est plus long que ce qu’on nous avait fait entendre. Nous patienterons donc deux jours.

La ville s’étire le long du Mékong. Elle offre d’agréables balades. L’ouverture récente de la frontière semble contribuer à son essor. Ici, le Song Krane n’est pas terminé. Nous croisons des danses sur la digue.

Nous choisissons un hôtel en bois, donnant sur le fleuve. Sur l’autre rive, nous observons le Laos.

Le 21 avril 2000, Chiang Khong

Nous débutons la journée par l’élaboration du trajet que nous effectuerons au retour du Laos, dans un mois. Nos lectures présentent une Thaïlande du Sud bien différente.

Plusieurs formalités sont à régler. Le futur voyage en bateau pour Luang Prabang doit être préparé.

Nous partons cet après-midi, à un kilomètre au sud de la ville. La saison de la pêche a débuté. Le poisson chat géant, le plus gros poisson d’eau douce du monde y est pêché. Nous attendons en vain l’arrivée d’un bateau. Seules quelques photos témoignent de l’exactitude des faits.


La suite : Le Laos du Nord au Sud


Publié le vendredi 21 avril 2000, par Eric Cuziat

 


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