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De Yangon à Vientiane : une période transitoire

Là où la nature l'architecture se mèlent {JPEG}
Là où la nature l'architecture se mèlent
Végétation de Yangon {JPEG}
Végétation de Yangon

Samedi 6 octobre 2007, Yangon

Les manifestations sur Yangon semblent belles et bien terminées. Nous nous méfions quand même un peu de la présence militaire dans le centre ville mais la vie citadine semble avoir repris son cours.

Rue de Yangon {JPEG}
Rue de Yangon
Rue de Yangon {JPEG}
Rue de Yangon


Ayant subi lors de notre premier passage les conséquences de la large superficie de la ville, nous trouvons un petit hôtel à quelques pas de la paya Sule.
La gérante a appris le français à l’alliance française et nous sommes surpris par la qualité de la langue qu’elle pratique. Les birmans sont incontestablement doués, ou très volontaires.

Nous nous plongeons dans la suractivité du marché central,… une dernière virée birmane.

Bétel {JPEG}
Bétel
Bétel {JPEG}
Bétel

Dimanche 7 octobre 2007, Bangkok

Départ !

Incroyable. C’est comme si nous n’avions eu aucune douane. La censure est telle dans ce pays, la menace de l’arrestation plane tellement qu’aucun contrôle n’est nécessaire. Le gouvernement sait que nous n’oserons ramener aucune trace de leur oppressante politique. Notre parole contre la sienne.

Pourtant, le décor est planté. En nous rendant l’aéroport, nous observons les conséquences des manifestations. Les multiples rues fermées, gardées par des militaires. On se croirait en guerre. Les messages sont on ne peut plus explicites. Se tenir à l’écart. Ne prendre aucune photo. Qui s’y risquerait ?

Nous prenons donc le chemin de Bangkok, le cœur léger. On se demanderait même si nous n’avons pas exagéré. Le pouvoir de la peur. La toute puissance du régime qui cherche à le maintenir.

Je quitte ma moitié dans les longs couloirs du nouvel aéroport de Bangkok, soulagé de l’avoir accompagné jusque là et m’enfouie dans la capitale thaïlandaise, du côté de Khao San Road où je rejoins un flot de touristes occidentaux en perpétuelle croissance. Le décor est planté. Les tongs sont les chaussures de prédilection. La musique baba-cool retentit dans la rue. Les bars s’élancent au delà des trottoirs. Sans cesse, de nouveaux sacs à dos débarquent… Il ne manquerait plus que la plage pour se croire dans une ville balnéaire.

Je finis par trouver une petite pièce au calme dans une arrière cour. L’accueil qui m’est réservé est chaleureux. L’aménagement est très rudimentaire. Un simple lit habille la case avec un nécessaire ventilateur. C’est très rudimentaire, et ça me convient parfaitement.

Je repense déjà avec pas mal de nostalgie aux nombreux birmans que nous avons croisés. La tristesse me gagne de les savoir dans une situation difficile.

En consultant ma messagerie, je constate avec horreur que de nombreux messages m’invitent à signer une pétition pour qu’un embargo encore plus répressif soit imposé à la Birmanie... Ah, les bons petits occidentaux qui croient faire une bonne action en signant sans effort une pétition en ligne ! J’en ai signé aussi pas mal de ce genre. Mais ce jour, je préfère prier les émetteurs de tels messages de ne pas véhiculer trop vite de telles invitations. Je sais qu’un embargo encore plus important que celui qui est déjà en place à l’encontre du Myanmar laissera de nombreux birmans sur le carreau sans affecter aucunement le régime birman.

Une bonne bière me fait le plus grand bien.

Je partirai dès demain en quête du meilleur moyen de transport pour le Laos.

Lundi 8 octobre 2007, Bangkok

Je crois que je serai à chacun de mes passages dans cette ville muni de sentiments en opposition.

Modern Bangkok {JPEG}
Modern Bangkok

Il y a un peu plus d’un an, nous avions mon amie et moi que peu apprécié notre séjour dans cette ville, ayant subi un peu trop de racolage et d’impolitesses.

Il n’en est rien cette fois. Je suis même surpris par les manières que les thaïlandais me témoignent. Bonjour à la thaï, serviabilité, remerciements appuyés par un hochement de tête,… Je crois qu’il faut ici n’avoir aucun projet touristique pour profiter de ces signes encourageants.

Je profite des moyens de transports d’excellence pour traverser la ville et réussi même à trouver un téléphone d’occasion High-Tech. Celui-là même que j’avais l’espoir de m’offrir en France, bien avant que son prix soit officialisé, et qu’il me freine définitivement. J’espère que mon achat ne me fera pas défaut. Aucune garantie autre que locale ne l’accompagne.

Mon billet de train est réservé. Je pars ce soir pour le Laos…


La suite : De Vientiane à Luang Prabang : des retrouvailles


Publié le dimanche 28 octobre 2007, par Eric Cuziat

 


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