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De Antsirabe à Ansiraraka, par la Tsiribihine

Baobab à Ansiraraka {JPEG}
Baobab à Ansiraraka
Sur la route {JPEG}
Sur la route

Jeudi 21 Août, Miandrivazo

Il nous aura fallu discuter avec un couple franco-hollandais pour que nous modifions notre itinéraire. Une descente à pirogue de trois jours, le long de la Tsiribihine promet d’observer quelques animaux sur les rivages... Enfin, nous ne savons à quoi nous attendre mais cette virée promet mondes et merveilles...

Prêts pour la descente à pirogue {JPEG}
Prêts pour la descente à pirogue

Cette dernière matinée à Antsirabe, nous aura permis, outre d’utiliser enfin les services de Joseph et d’un nouveau venu, Jean-Noël, de visiter une fabrique de posy-posy ainsi qu’une manufacture de cornes de zébus. Peu impressionnés par la première, la seconde nous laisse perplexes. Différentes étapes permettent à une corne de zébu de prendre toute forme escomptée : oiseau, cuillère,... Le travail finalisé révèle des artisans artistes... L’Indonésie nous avait transmis une telle impression.

On prend le taxi-brousse dans l’après-midi pour Miandrivazo, nous laissant bercer par le bruit du moteur quand celui-ci n’est pas coupé, chaque descente offrant une économie d’essence. Sur ce point, il est affligeant de constater le prix exorbitant du gasoil, probablement aussi élevé qu’en France. On comprend facilement ensuite que les transports soient si onéreux. Bouger dans ce pays est un luxe dont peu de Malgaches peuvent profiter.

Le soir nous emménageons dans l’hôtel de Mme Cicie, parlant un français impeccable, et dont la gentillesse nous émeuve à nouveau. Le climat est ici tropical, chaud et humide en cette saison.

Déjà un guide et un piroguier nous accueillent, souhaitant nous présenter la descente du fleuve. Nous les invitons à repasser le lendemain.

Dimanche 24 Août, Ansiraraka

La descente de la Tsiribihina s’est avérée fantastique et se cloue par une arrivée dans un village authentique, jonché de baobabs.

Ces trois derniers jours, nous nous sommes laissés bercer par les courants de ce fleuve, au rythme des mouvements de rames de notre piroguier, et maintenant ami, Justin Koto. Si celui-ci ne parle pas un français parfait, il le maîtrise suffisamment pour nous présenter la région qu’il connaît sur le bout des doigts. Peu confiants au départ, nous nous sommes prie de sympathie pour ce personnage, près à tout pour nous assurer un voyage de tout confort à ses côtés...

A la croisée des chemins maritimes {JPEG}
A la croisée des chemins maritimes

Au fil des levers de soleil, confortablement installés dans notre pirogue, le décor défile et se fait à chaque instant davantage surprenant, moins par sa flore que par sa faune.

Premier jour

De Miandrivazo, le piroguier navigue sur la rivière Majahido, le premier jour jusqu’à Tsutsurano, où le coucher de soleil annonce une première nuit, un premier festin tel que cet ami de quelques jours sait préparer. C’est un fait, les piroguiers sont de fins cuisiniers, prennent en charge l’ensemble des prestations, comme s’ils n’étaient pas assez fatigués des heures passées à ramer. Et quand on pense que notre ami Justin ne souhaitait pas dormir à nos côtés dans la tente et profiter de sa chaleur... Ce n’est pas faute de le lui avoir proposé. Mais dans tous les cas, il a préféré rester aux côtés de sa pirogue, livré au froid qui sévit la nuit, aux chiens qui passent à sa portée, aux insectes qui ne cessent de vouloir lui caresser la peau.

Toujours est-il qu’il aime son métier et qu’il regrettera seulement que les guides de Tananarive et d’Antsirabe profitent à la fois des touristes et des piroguiers, prélevant aux premiers plus que nécessaire, et distribuant probablement pas suffisamment aux derniers. Une chose est sûre, il faut mieux privilégier une arrivée à Miandrivazo pour préparer la descente que de l’organiser directement depuis les villes environnantes.

On notera toutefois que quelques piroguiers de métier descendent sur Antsirabe et proposent de bonnes prestations. Ils savent surtout nous renseigner sur les bons piroguiers de Miandrivazo, qui peuvent assurer la traversée. Notre ami Joseph, tireur de posy-posy, nous avait par exemple conseillé Daniel, à raison. A la fin de ces trois jours, Justin nous a appris que c’était un camarade, comme il dit, un piroguier de fait.

L'envol du martin-pêcheur {JPEG}
L'envol du martin-pêcheur
L'observation {JPEG}
L'observation


Bref de cette première journée, de multiples sortes d’oiseaux survolent les rives : quelques hérons blancs ou marron, martins-pêcheurs au couleur électriques, jaune-rosé sur la gorge, et bien d’autres.

Second jour

Dès le second jour, nous empruntons le fleuve de la Tsiribihina que nous suivrons tout le long. De Tsutsurano, nous irons ce jour jusqu’à Beoro, faisant halte à Beigidro. Ce village, si nous y sommes dans les faits descendus, c’est principalement pour acheter quelques nuisantes ressources, les cigarettes. En tâche de fond, nous sommes accueillis par ses enfants qui, s’ils disent poliment bonjour et se présente simplement, n’ont de cesse de vouloir qu’on leur donne à peu près tout ce que nous possédons. Ils se laissent photographier volontiers. C’est d’ailleurs un spectacle amusant : impossible de prendre un portrait ! Chacun pousse l’autre, se place devant... La photo de groupe s’impose dans la hâte. Il faudra faire le nécessaire pour qu’un double leur parvienne. Justin pourra nous aider.

Pause casse-croute {JPEG}
Pause casse-croute
Enfants se jetant sur l'appareil photo {JPEG}
Enfants se jetant sur l'appareil photo


Côté faune, cette deuxième journée nous aura offert les tant attendus lémuriens : les safakas blanc d’abord et queques hapalémur gris. Surpris par leur agilité et leur vivacité, nous sommes sous le charme. On est davantage surpris d’apprendre que ces lémuriens sont les ancêtres des singes et par conséquent les nôtres.

Plus loin quelques tortues effectuent une plongée à notre approche.

Autre spectacle saisissant que celui d’une cascade - c’est la plus belle que nous ayons vu à ce jour, supplantant celle de Kuang Si au Laos, notre référence jusqu’alors. L’eau qui circule est d’une limpidité exemplaire, sur une roche calcaire. Une véritable piscine de plein air !

Lémuriens Sifaka {JPEG}
Lémuriens Sifaka
Lémuriens gris {JPEG}
Lémuriens gris


On regretterait presque que quelques lémuriens ne viennent pas pointer le bout de leur nez sur les hauteurs... Ceci complèterait indiscutablement le tableau à la perfection.

On reprend la descente du fleuve après cette halte idyllique et la multitude d’oiseaux continue son défilé... Quelques canards sauvages nous font don de leur symphonie !

Troisième jour

Pour le troisième et dernier jour, jusqu’à Ansiraraka, quelques animaux supplémentaires s’ajoutent à l’ensemble. Des chauves-souris, tout d’abord, dont les malgaches raffolent.

Des caméléons, ensuite, petite bestiole tout aussi sympathique que bon nageur, qui lorsqu’on l’attrappe sur la pirogue, s’accroche tant qu’il peut à celle-ci grâce à ses deux doigts de chaque patte.

Enfin, quelques crocodiles comblent les fonds. Nous n’en verrons que la queue et c’est déjà une chance.

Caméléon {JPEG}
Caméléon
Caméléon {JPEG}
Caméléon


Le soir à une heure de charrette à zébu du rivage, le village d’Ansiraraka, authentique avec son sable, ses cases de bois, ses toits de paille, ses enfants bien entendu, nous accueille agréablement dans un hôtel aux mêmes caractéristiques... Nous sommes en vacances !

Quelques baobabs décorent merveilleusement le ciel rose du couché de soleil...

Le tableau est idyllique sauf................

................ qu’une scolopendre a fait irruption dans une chambre. Cette petite chenille qui promet une mort à qui ne se ferait pas soigner a sûrement des congénères dans les environs. L’angoisse commence. On s’isole dans la moustiquaire.

Bonne nuit !

Le Paradis {JPEG}
Le Paradis
Maison à Ansiraraka {JPEG}
Maison à Ansiraraka

La suite : De Monrondava à Tuléar, une expérience inoubliable : le camion-brousse


Publié le jeudi 21 août 2003, par Eric Cuziat

 


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